Solaires, SPF, anti-lumière bleue : si on apportait un peu d’éclairage ?

Solaires, SPF, anti-lumière bleue : si on apportait un peu d’éclairage ?

Sommaire

Pour faire suite à notre article sur le soleil on voulait préciser certains points sur les produits solaires. C’est quoi un produit solaire ?

  1. Écrans chimiques vs écrans minéraux : quid de leur efficacité respective ?
  2. Comment choisir une protection solaire : quel indice de protection ? bio ou conventionnelle ?
  3. Quel effet ces produits solaires ont-ils sur notre santé et sur l’environnement ?
  4. Faut-il également se protéger de la lumière bleue émise par nos écrans ?
  5. Quid des nano-particules ?
  6. Les alternatives 100 % naturelles

 

1. C’est quoi un produit solaire ?

Voilà ce qu’écrit la DGCCRF

Les produits de protection solaire (crèmes, gels, huiles ou aérosols) sont des produits cosmétiques destinés à protéger des méfaits des rayonnements ultraviolets du soleil (UVA et UVB) s’ils sont appliqués conformément aux instructions données sur l’emballage.
Il est toutefois faux de croire que ces produits protègent totalement du soleil et permettent de s’exposer plus longtemps. La prudence reste bien sûr de mise, quant à l’heure et à la durée d’exposition.

 

 

2. Écrans chimiques vs écrans minéraux : quid de leur

efficacité respective ?

Filtre chimique ou minéral : quelle différence ?

 Il existe deux catégories de filtres, qui peuvent être combinés ou utilisés seuls :

  • les filtres chimiques aussi dits filtres organiques : absorbent les rayons UV, les convertissent en chaleur, puis les libèrent de la peau. ls fonctionnent avec des composés synthétiques comme l’oxybenzone, l’octocrylène, l’avobenzone, l’octinoxate, etc
  • les filtres minéraux: ils fonctionnent en réfléchissant les rayonnements UV et utilisent des minéraux tels que l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane pour former une barrière physique sur votre peau. Ceux-ci bloquent le passage des rayons UV qui entrent en contact avec la peau.

3. Comment choisir une protection solaire ? Faut-il préférer les bio ?

Le caractère biologique ou pas n’induit pas une efficacité de filtration différente. Le choix entre bio
ou conventionne dépendra d’autres considération : impact environnemental à la fabrication et à
l’usage et tolérance du produit notamment pour les peaux les plus sensibles.

Les produits solaires bios se distinguent principalement par leur composition. Ils intègrent des ingrédients naturels ou biologiques et n’utilisent pas des flilres chimiques (uniquement des filtres minéraux et/ou des huiles végétales ayant naturellement un effet filtrant) à savoir l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane. En plus d’être exempts de produits chimiques synthétiques, ces produits sont fabriqués suivant des méthodes respectueuses de l’environnement.

Le plus souvent les produits solaires non bios avec filtres chimiques sont également pourvus de conservateurs artificiels et s’accompagnent d’ingrédients potentiellement perturbateurs endocriniens, irritants, agressifs qui peuvent, à l’usage, accentuer la sensibilité de la peau aux rayons UV (le comble!). . Ils sont fabriqués suivant des méthodes conventionnelles et en ayant recours à des technologies chimiques.

Le problème principal avec les solaires bios : les traces blanches inhérentes à la poudre utilisée.

4. Effet des produits solaires sur l’environnement et sur notre santé

L’épiderme possède certaines capacité pour se défendre naturellement contre les dégâts du soleil en cas d’exposition réduite. Une utilisation excessive des produits solaires pourrait alors endommager cette fonctionnalité de l’épiderme.

Par ailleurs, sur le moyen terme, certains ingrédients des produits solaires sont potentiellement nocifs pour la peau : conservateurs, les parfums ou les filtres UV, capables de provoquer des réactions allergiques. Dans certains cas, ils engendrent des irritations ou des éruptions cutanées en obstruant les pores de la peau. En fonction des formules utilisées dans la fabrication, photosensibilisants, favoriser des allergies au soleil, particulièrement dans les crèmes visage. Mais aussi cancérigènes et perturbateurs endocriniens.

Notons également la présence possible de perturbateurs endocriniens, conservateurs et parfums synthétiques, huiles minérales, paraffine et silicones pour la texture et le remplissage, autres dérivés pétrochimiques…

Des ingrédients aussi préoccupants pour l’environnement et la santé que pour la peau.

En effet, des milliers de tonnes de filtres solaires sont déversés chaque année dans nos eaux de baignades avec une potentielle nocivité pour l’environnement. Ces filtres sont accusés de décimer les coraux au même titre que le réchauffement climatique. Et d’être aussi problématiques pour la santé que les rayons UV, avec de nombreuses substances soupçonnées d’être cancérigènesneurotoxiques ou perturbateurs endocriniens.

Au fur et à mesure que ces alertes se diffusaient auprès du grand public, les marques de crèmes solaires bio nous ont vendu leurs produits comme des protections solaires écologiques et saines, réellement respectueuses de l’environnement comme de la santé. Alors, les crèmes solaires bio sont-elles vraiment la solution pour bronzer en toute sécurité et bonne conscience ?

5. Faut-il également se protéger de lumière bleue ?

Les produits contre la lumière bleue intègrent des antioxydants qui leur permettent de protéger la peau contre les effets nocifs de la lumière bleue. Ils éliminent les radicaux libres émis par les écrans de vos appareils électroniques. Ces produits sont très recommandés pour lutter contre le stress oxydatif, le vieillissement de la peau, les taches pigmentaires, etc.

De l’autre côté, les produits anti-lumière bleue servent à bloquer le passage de la lumière bleue. Émise par les écrans d’ordinateur, de tablette ou de téléphone portable, elle peut pénétrer profondément la peau et causer divers dommages. Les plus connus sont le stress oxydatif et le vieillissement prématuré. L’intégration de ces produits à votre routine de beauté permet une accessibilité accrue ainsi qu’une application relativement aisée.

6. Quid des nanoparticules ?

De la taille d’un milliardième de mètre et invisibles ! Esthétique, certes, mais potentiellement toxiques et sources de radicaux-libres puisque des molécules inoffensives se transforment au passage en substances dangereuses pour les humains et l’environnement. Avec une si petite taille qu’elles peuvent pénétrer comme elles le veulent notre organisme. Organisme qui ne sait pas les éliminer et au sein duquel on les soupçonne d’accélérer le vieillissement cellulaire, de favoriser certains cancers et affaiblir notre système immunitaire. Danger décuplé, évidemment, lorsqu’un coup de soleil ou une réaction allergique au soleil rendent la peau plus perméable. Côté santé, le match se réduit donc à : peste ou choléra ?

Reste l’argument écologique. Là aussi, leurs effets néfastes laissent peu de doutes : les nanoparticules se comportent dans les eaux comme dans notre corps en libérant des radicaux-libres et émettant du peroxyde d’oxygène. Quelle sera votre participation à la destruction de la barrière de corail : chimique ou minérale ?

 

Moralité

La réglementation solaire européenne actuelle n’offre donc aucun choix satisfaisant pour l’environnement et la santé et les alternatives hors écran SPF minéral ou chimique (telles que des huiles végétales naturellement filtrantes) sont insuffisamment investiguées.