Tout savoir sur les ingrédients qui polluent notre planète !

 

 

Sommaire

 

Introduction

Les silicones

Les tensio-actifs PEG ou PPG

Les filtres UV chimiques

Les huiles et cires minérales

Les huiles essentielles

 

Vous aimez les cosmétiques ? Nous aussi ! Mais savez-vous que certains de ces

cosmétiques ont un impact écologique négatif voire peuvent présenter une toxicité pour nous ? La pollution qu’ils provoquent peut provenir de leurs ingrédients, leur packaging, leur provenance ou leur mode d’extraction.

Déterminons au préalable de quelle manière la composition de nos cosmétiques peut affecter notre planète et ce qu’on met derrière le terme de POLLUTION : pollution de l’eau, atmosphérique, industrielle, chimique, thermique…
On vous invite d’ailleurs à aller voir notre article
Peau et pollution, comment lutter ? pour en savoir plus !

Découvrez ci-après une liste non exhaustive des ingrédients qui font du mal à l’environnement mais aussi à notre belle peau.

Avec le développement du e-commerce, notre envie de tester des produits de divers horizons est sans cesse stimulée. Cette curiosité n’est pas un mal en tant que tel, chaque pays, chaque culture a ses soins de beauté et ses ingrédients locaux typiques. Mais à vouloir se procurer des produits cosmétiques toujours plus loin, toujours en plus grande quantité et toujours moins cher, nous contribuons quotidiennement à renforcer ces différentes formes de pollution.

Et parce que certains composants sont difficiles à produire et à obtenir, les cultiver ou les extraire fragilise la biodiversité a fortiori si cette culture utilise des pesticides et/ou implique la destruction de forêts primaires ou de cultures vivrières. Le coût écologique du transport jusqu’à notre salle de bain représente également un impact écologique qui peut être lourd. Résultat : plus de carburants et de dioxyde de carbone rejetés, sans compter les métaux lourds déversés dans les océans.

Mais certains ingrédients ne polluent pas uniquement par leur production et leur importation. Après les avoir utilisés et appliqués sur la peau, lavés, rincés ou démaquillés, leur avenir n’en devient que plus sombre. Ils finissent dans les eaux usagées et polluent les sols et les océans faute de ne pas être biodégradables. Des particules et substances toxiques qui

finalement se retrouvent à voyager librement dans la nature. Un vrai danger pour l’environnement et pour notre santé.

Les silicones

Il s’agit sûrement de l’ingrédient avec la réputation la plus mauvaise de tout l’univers cosmétique. Cette image négative est due à son empreinte écologique et ses effets occlusifs sur la peau et les cheveux. Vous retrouverez les silicones très fréquemment dans vos produits capillaires et dans vos crèmes car ils apportent un fini soyeux et lisse. Bien que le risque qu’ils soient nocifs pour notre santé est relativement bas, ils se font de plus en plus rares dans nos cosmétiques car sujets à de nombreuses réglementations et exigences des consommateurs en demande d’ingrédients plus naturels. Malgré le fait que les silicones soient obtenus à partir de silicium – un oligoélément bon pour la peau – leur fabrication reste synthétique et ils ne sont pas biodégradables. Il faut attendre plusieurs décennies voire plusieurs siècles pour espérer les voir disparaître totalement.

Comme beaucoup d’ingrédients cités dans cet article, ils se retrouvent dans les eaux usagées et donc dans les océans par faute de ne pas être filtrés par les stations d’épuration à cause de leur petite taille. Nos amis les animaux finissent alors par les ingérer et se retrouvent face à un risque élevé d’intoxication.

Pour les repérer sur la liste INCI de vos produits, il suffit de chercher tous les ingrédients se terminant avec les suffixes –icone, -iconol et –iloxane.

Les silicones sont fréquemment utilisés dans les produits capillaires et les crèmes pour leur fini soyeux et lisse. Cependant, ils ont une mauvaise réputation en raison de leur impact écologique et de leurs effets occlusifs sur la peau et les cheveux. Les silicones sont synthétiques, non biodégradables, et peuvent mettre plusieurs décennies à disparaître. Ils se retrouvent dans les eaux usées et les océans, posant un risque d’intoxication pour les animaux marins. Pour les repérer, cherchez les suffixes –icone, -iconol et –iloxane sur les listes INCI de vos produits.

 

Les tensio-actifs PEG et PPG

Les tensio-actifs PEG et PPG sont présents dans de nombreux produits de soins. Ils perturbent le microbiote cutané, cet écosystème de « bonnes » et « mauvaises » bactéries qui protège la peau. Ces composés ne sont pas biodégradables et, après usage, finissent dans les rivières et océans, transportant des substances toxiques comme les métaux lourds.

L’EDTA

L’EDTA est un agent chélateur présent dans un très grand nombre de soins lavants pour le corps et les cheveux. Ses missions principales sont d’éviter la propagation de bactéries et de séquestrer les métaux lourds, le calcium et le calcaire, tout en garantissant la stabilité des produits.

Son petit problème ? Lui non plus n’est pas biodégradable. Et comme il transporte avec lui des substances toxiques comme les métaux lourds, elles se retrouvent dans les rivières, nappes phréatiques et océans. Sa présence en trop grande quantité provoque la contamination des sols et eaux où il se trouve.

 

 

Les filtres UV chimiques

Peut-être ne l’avez-vous pas remarqué mais sur tous vos produits solaires se retrouvent indiqués les termes « filtre minéral » ou « filtre chimique ». La différence entre les deux réside principalement dans leur fabrication. Les filtres minéraux sont composés de molécules organiques tandis que les filtres chimiques sont obtenus de manière synthétique.

Bien que les filtres chimiques soient très efficaces pour nous protéger des UVA, UVB et UVC, et qu’ils ont le grand avantage de ne pas laisser un fini blanc sur la peau, ils ne sont pas biodégradables. Leur présence dans les océans (due à nos baignades saisonnières) provoque le blanchiment des coraux et les abîme. La vie marine se voit donc privée d’une grande partie de son alimentation et voit son équilibre être fortement perturbé, entrainant la mort de la faune et de la flore environnante.
Les deux plus polluants à retenir : le Benzophénone et l’Octocrylène.

Mais attention, même si les filtres minéraux sont d’origine organique, cela ne veut pas dire qu’ils sont tous sans danger. En Europe, seuls deux filtres minéraux sont autorisés : le Dioxyde de titane et le Zinc d’oxyde. Bien qu’ils soient d’origine naturelle et biodégradables, leur inhalation peut être cancérigène. Leur présence dans nos produits cosmétiques est réglementée et est sans danger, mais par précaution évitez les formats en spray qui pourraient favoriser leur inhalation.

Et souvent mal-aimés à cause du fini blanc qu’ils laissent sur la peau, les laboratoires proposent maintenant des filtres minéraux sous formes de nanoparticules afin d’éviter cela. Un grand bonheur pour certains mais un peu moins pour notre corps. Cette transformation réduit les molécules des filtres à une taille infiniment petite, assez petite pour qu’elles puissent pénétrer dans notre peau et dans notre organisme avec l’incapacité de les éliminer. Cette transformation rend potentiellement les filtres minéraux toxiques et producteurs de radicaux- libres alors qu’ils étaient habituellement inoffensifs. Cancérogènes, risques d’infections respiratoires, d’oxydation des cellules et toxiques pour les fonds marins à cause des radicaux- libres et peroxyde d’hydrogène qu’ils libèrent, les filtres minéraux perdent tous leurs avantages d’être éco-responsables.

Les filtres UV chimiques, utilisés dans les produits solaires, protègent efficacement des UVA, UVB et UVC sans laisser de fini blanc sur la peau. Cependant, ils ne sont pas biodégradables et causent le blanchiment et la destruction des coraux dans les océans. Les filtres les plus polluants sont le Benzophénone et l’Octocrylène. Bien que les filtres minéraux soient une alternative, ils présentent aussi des risques, notamment en format spray où ils peuvent être inhalés et devenir cancérigènes.

 

Les huiles et cires minérales

Contrairement aux huiles végétales, les huiles et cires minérales sont issues de la pétrochimie. Utilisées dans les baumes à lèvres, rouges à lèvres et soins capillaires, elles sont obtenues après raffinage du pétrole, un procédé extrêmement polluant. Les dérivés du pétrole participent à l’épuisement des sols et des ressources fossiles.

Les huiles essentielles

Les huiles essentielles, bien qu’une alternative aux produits conventionnels, nécessitent une grande quantité de plantes pour une petite production, utilisant beaucoup de ressources et d’eau. Leur utilisation non contrôlée peut être écologiquement dommageable. Certaines huiles essentielles, comme celles de pamplemousse, jasmin et citron, sont très toxiques pour la vie marine lorsqu’elles se retrouvent dans les eaux usées.

 

 

Petit remind : tout ce qui est naturel n’est pas forcément bon.

Il est essentiel de rester vigilants quant aux ingrédients de nos produits cosmétiques et de peser le pour et le contre entre efficacité et impact environnemental. Voici quelques conseils :

  • Favorisez les produits locaux et naturels.
  • Vérifiez que la composition de vos produits ne contribue pas à la pollution de l’eau et de l’air.
  • Fiez-vous à des labels comme Nature & Progrès, Cosmos, Slow Cosmétique ou Ecocert.

 

À très bientôt !